Le massacre des PODENCOS

Chaque année, c'est plus de 50 000 podencos qui sont massacrés en Espagne !

 

Ce noble chien descendant du tesem (chien des pharaons) est pourtant l'un des plus intelligent, sensible, amical, social, loyal et fidèle compagnon que l'homme puisse rêver d'avoir. Cependant, l'Espagne n'hésite pas à laisser faire ce massacre sachant que ces admirables chiens sont torturés, mutilés, affamés, battus, pendus, castrés à vif, amputés, abandonnés, etc…………etc…………au nom d'une soi-disant coutume ancestrale.

Les podencos arrivent par milliers dans les perreras ( fourrière d'état) : ils ne sont même pas proposés à l'adoption, rarement diffusés et, sacrifiés bien avant le délai légal. En général, les podencos sont euthanasiés entre le 10ème et le 20ème jour suivant leur  entrée en perrera. Pourquoi ?
Parce que cette race méconnue n'est pas à la mode, parce que ces chiens sont ridicules avec leurs grandes oreilles, parce que personne ne veut les adopter, parce que……

Inutile donc de les nourrir et autant s'en débarrasser le plus rapidement possible

Alors qu'on m'accuse encore d'exagérer les faits, j'ose publier sur ce site, une vidéo montrant quelques podencos espagnols ayant eu un contact avec…voyons,…comment s'appelle t-il déjà ?
Ha oui, avec l'humain !

A tous les septiques, à tous les "je ne crois que ce que je vois", regardez cette vidéo et imaginez leur douleur, leur souffrance, leur désespoir. Imaginez ce qu'a pu ressentir ce podenco pelé à vif, comme une orange ; cet autre brûlé à l'acide ; celui-ci castré a vif pour avoir été puni d'aimer une jolie fifille.
Ayez le courage de visionner jusqu'au bout et, de nous dire ensuite, que notre combat pour lutter contre cette barbarie et aider ces toutous est inutile..

Nous avons mis l'accent sur cette noble race qu'est le podenco parce que peu de personne leur vient en aide et, lorsque nous offrons un coin de paradis à l'un d'entre eux, nous avons l'impression de gagner une guerre.
N'hésitez surtout pas à adopter un podenco, qu'il soit Andalou, Portugais, Canario ou Ibicenco, vous n'aurez que du bonheur avec lui et, il vous montrera combien son humour est jubilatoire.

Attention aux âmes sensibles et, à déconseiller aux jeunes enfants :

Le refuge de Caridad

Je reviens d’Espagne,

 
Où nous sommes allés passer quelques jours de vacances avant d’arriver chez notre amie Caridad. Cari s’occupe de ce petit refuge pouvant recevoir une centaine de chiens et qui, actuellement, en contient plus de 200 ! Il y en a partout, des petits, des grands, des jeunes et des vieux……Il y en a aussi en dehors du refuge car, ne sachant pas où aller, ces toutous ont trouvé un endroit ou se rassasier. Chaque jour, Cari met à disposition une gamelle de croquettes et un sceau d’eau quotidiennement renouvelé, pour les CDR (chiens des rues), qu’elle ne peut vraiment plus accueillir.
Dans des structures pas très solides, c’est tout un petit monde canin qui s’agite autour de 3 bénévoles pleines de bonne volonté et de dynamisme, malgré les difficultés quotidiennes et la masse de travail grandissant journellement.
 
Les petits toutous passent sous les clôtures et se fondent dans la foule des grands, qui, sans les voir, les piétinent, les bousculent. Les règlements de compte entre 2 forte tête  sont monnaie courante et, les plaies dues aux morsures suintent sous le soleil ardent. Les mouches, ces sales bêtes,  prennent plaisir à venir y mettre leur saleté et, bien évidemment, les visites chez le véto creusent la toute petite  trésorerie d’une « Sainte » femme courageuse mais aujourd’hui, quelque peu résignée.
 
Nous avons soigné, désinfecté, pansé,  les bobos des petits et des grands. Nous avons distribué des friandises, des nonos, lancer des balles, tendu les plus que sommaire « bâches à ombre », nous avons entasser vos couvertures, transporter et ranger les 35 sacs de 20 kgs de croquettes, et nous avons surtout caresser, chatouiller et donner attention et amour a ces délaissés qui se sont fait une joie de nous montrer bruyamment et chaleureusement leur grande envie de contact humain.
 
Cependant, une chose me surprend : je ne vois qu’une seule paire de grandes oreilles, un seul pod est dans le refuge et, j’en demande la raison.
 
Cari me répond :
-          Normal que tu ne les vois pas, ils sont « invisibles ».
Mon espagnol n’est pas encore très bon, je suppose donc avoir mal compris la réponse et  demande des explications.
-          Les podencos sont les invisibles du monde canin : personne ne les voit, personne ne les veut, personne ne les adopte et ne leur donne une chance d’être aimé. Dans les perreras, ils sont sacrifiés sitôt arrivés et, dans des conditions horribles. Souvent même ils sont entassés ensemble et laissés à leur triste sort, crevants de faim après avoir bouffé leur mort…..
Que veux tu qu’on y fasse ? Faut croire qu’ils n’ont pas leur place ici, dans ce triste monde…..
 
Cette paire d’oreille viendra pleurer son désespoir sans cesse en se frottant à nos jambes. Vous la verrez sur les photos, souvent la bouche ouverte en train de nous parler, de nous supplier de l’aider. Elle n’a de cesse de nous suivre dans le refuge, de gratter nos jambes. Cette podenca s’appelle Evita et vous la voyez désormais dans la rubrique des podencos à l’adoption.
 

Voici quelques photos de notre séjour :

 
La fête de voir enfin quelqu'un qui a du temps…….
 
 
Petits et grands…tous ensemble……..en plein chahut….

 
Evita, nous criant son désespoir….
 
et, Evita au centre…
 
 
 

Plus de place dans les boxes, les chiens sont en liberté dans le refuge….
 

"Allez….viens jouer avec moi….."
 
Les doux galgos….et Mona me grattant la jambe….
 

Les soins des grands….
 
et des petits…..
 
le gentil et timide Moundo
 
 
la cohue, la bousculade car………
 
…..partout, il y en a partout…..
 
 
Cari et ses 3 complices trinquent avec moi, à l'amitié
 
L'heure de notre départ a sonné et, Cari tient à ce que nous posions pour la traditionnelle photo avec les toutous voyageurs, ceux qu'elle estime urgent de sortir de là. Il y a donc Lyria, Négrita, Mona et……Evita !
 
 
Ici, vous pouvez  visionner une vidéo de notre arrivée au  refuge….

Visite de notre refuge

virtuelle et en photos :

 
Parce qu'il accueille généreusement nos compagnons à quatre pattes, ce petit refuge, si précaire soit il, est  indispensable. Malheureusement, il ne perçoit  aucune ressource, ni subvention publique. Pour survivre, il ne peut compter que sur ses bénévoles et la générosité des amis des animaux.
Nous savons également que le travail titanesque fournit pas ses bénévoles est souvent anéanti par  les voleurs, les pilleurs, les  chasseurs, les assassins…..et, la preuve en a été faite encore dernièrement alors que 3 chiens sont morts et 2 autres sont, encore aujourd'hui,  portés disparus (lire ici : http://podencos-levriers.fr/?p=2129 )
 
Il faut reconnaître que les structures sont plus que vétustes, les chiens nombreux (plus d’une centaine) pour peu de bénévoles et que, face à ces difficultés et les rares soutiens, il est difficile de garder le moral au beau fixe. Et, s'il y a un domaine qui force l'admiration, c'est bien l'investissement et le dévouement de ses bénévoles pour la défense de leurs pensionnaires et qui, malgré les embuches, continuent de soigner, de nourrir, de réconforter. Ils sont le cœur même de la protection animale.
 
Pour venir en aide à ce petit refuge, notre association a lancé un appel aux dons afin de fournir un équipement plus adéquat et chaleureux aux démunis à « 4pattes »  (lire ici : http://podencos-levriers.fr/?page_id=2196  et, afin que vous puissiez vous rendre compte de la précarité de ce refuge, je vous invite à regarder les quelques photos prises cette semaine, alors que le soleil faisait une petite apparition et que nos toutous en profitaient pour une séance bronzette :
 
 
les clôtures……..
 
 
les niches…….
 
La….nurserie !
 
mais aussi, l'enclos des touts petits……
 
 
et, l’entrée, surveillée par les grands !


Et, comme le dit si bien François CAVANNA :

Fonder un refuge ne peut être qu'une action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l'indifférence générale devant l'omniprésence de la misère animale.

C'est le fait d'âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s'agit de gens à faibles ressources qui s'épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles.


La dure vérité

Vérité indispensable à savoir

Nadine a réalisé une vidéo plus que touchante !

Elle nous montre le triste calvaire que vivent les lévriers espagnols, la dure réalité de leur quotidien, les conditions d'enfermement….leurs souffrances et leurs cris. Elle termine par une bouffée d'optimisme, nous prouvant que ces chiens deviennent des compagnons idéaux, magnifiquement transformés en de véritables lévriers, épris de liberté et  …heureux de vivre.

Attention aux premières images choc, pour public averti :

 


film galgos podencos 001